
Le 26 décembre, j’étais à la maison quand j’ai reçu un appel de Jean-François Zurcher : « C’est la cata, le réseau neuchâtelois est en bas ! ». J’avais de la peine à le croire. Mais quand je me suis rendu au dispatching et que j’ai vu sur notre carte du réseau tous les drapeaux qui signifiaient des pannes, j’ai vite compris. Je suis parti dans le Val-de-Travers pour encourager nos troupes avec du thé chaud et un petit remontant. A la sortie du tunnel de la Clusette j’ai découvert une vision dantesque : il n’y avait plus une seule lumière dans toute la vallée. Lothar fut le moment fort de mes 15 ans en tant que directeur de l’ENSA. Et il était intéressant de voir la dépendance d’une société moderne vis-à-vis de l’électricité, même dans les campagnes.»